Ton amie chômeuse a vu l’expo Soulages

5 mars 2010

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Exposition Pierre Soulages au centre Pompidou
(Requête de la pression sociale)

Il semblerait que quiconque vivant à Paris et n’ayant pas vu l’expo Soulages soit un tocard (amis parisiens, il vous reste jusqu’au 8 mars, magnez-vous donc). Ton amie chômeuse ne veut pas cumuler les tares : j’y suis allée aujourd’hui. J’admets que j’étais inquiète, car les échos que j’ai eus étaient tout bonnement dithyrambiques. Or, je me connais (un peu… enfin pas tellement, bon ce n’est pas le sujet), et je savais qu’il y avait une mini-probabilité pour que je passe complètement à côté de cet art monochromatique (« ouais bon c’est noir quoi… T’as vu la coupe du mec ? C’est un mullett ou pas ? Hein ? »).

Premières salles, « brous de noix sur papier » : je regrette de ne pas avoir pris d’audio-guide. À défaut, je me colle derrière un monsieur qui décrit chacune des œuvres à une dame qui ne doit plus voir très clair, mais c’est déjà trop tard, je suis captivée par la classe d’adolescents qui s’ébroue un peu plus loin. Leur professeur leur a donné une fiche avec une liste de questions, sans doute pour les forcer à se concentrer un peu. Ton amie chômeuse est désolée pour eux.

Salles 2, 3 et 4, « Années 50-70 et Noir sur Blanc », je suis le troupeau adolescent, fascinée par le sens du style des jeunes filles. L’un des élèves est en fauteuil roulant, il essaie de remplir sa fiche, mais le camarade chargé de le pousser le déplace toutes les secondes pour laisser passer des visiteurs. Il proteste (« mais arrête de bouger, putain ! »), il en est à sa quatrième rature, j’échange une œillade complice avec le camarade-pousseur.

Nous passons dans un couloir sombre, je me trouve face à trois toiles noires qui réfléchissent une lumière qui semble venue d’ailleurs. Je ne fais plus attention aux adolescents et m’attarde sur cet étrange triptyque, ses reliefs, ses lignes impeccablement parallèles… Puis j’entre dans la grande salle.

Je me suis sentie absorbée par l’immensité des toiles qui s’y trouvent. Le choc. Et voilà ton amie chômeuse en contemplation mystique devant une vaste étendue noire, simplement traversée par un profond sillon, comme une cicatrice. Elle prend des reflets dorés quand je tourne autour d’elle, je n’arrive pas à m’arracher à la puissance de cette vision. Je me sens bien, j’ai quelques frissons dans la colonne vertébrale (je me dis « ça alors »).

La réalité de l’exposition à succès me rattrape quand je m’assois dans la salle de projection un peu plus loin. Les gens sont assis par terre, serrés les uns contre les autres, une dame crie « Aïe ! » parce que quelqu’un lui a marché dessus, une autre fait tomber son sac et se retrouve à tâtonner à quatre pattes pour retrouver son téléphone portable. Il n’empêche, je sors de là agréablement étourdie, un peu stone, ravie de ces quelques minutes en tête-à-tête avec l’Outrenoir.

Dans le film, le peintre dit « Et c’est là que j’ai compris que c’est important, l’art ». Ton amie chômeuse est soulagée*.

* Ce jeu de mot est la propriété intellectuelle de M.

Lien et infos utiles :
Centre Pompidou
Jusqu’au 8 mars (vite).
Ton amie chômeuse te prévient néanmoins que le vendredi à 14H, il y a du monde, donc le week-end ça doit être pire que chez Ikea.

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Ton amie chômeuse a vu Mr Fox et Liberté (2 en 1)

2 mars 2010

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Liberté, de Tony Gatlif
Fantastic Mr Fox, de Wes Anderson

(et je suis retournée voir Avatar aussi, mais je vous épargnerai)

Comme tu commences à me connaître ami lecteur (si c’est la première fois que tu mets les pieds sur ce blog et que tu t’es juré de ne jamais revenir c’est pas la peine de la ramener non plus) , tu sais que je fais de drôles de réactions allergiques à la pluie, qui se sanctionnent la plupart du temps par une léthargie déprimée difficile à enrayer. Tu te demandes pourquoi je n’ai pas encore quitté Paris pour les îles Marquises, moi aussi. Pour l’instant, ce que j’ai trouvé de mieux à faire, c’est de m’enfermer au cinéma, avec un gros pull en laine sur les genoux et (parfois) une Ben&Jerry’s.

Ton amie chômeuse est allée voir Liberté, le dernier film de Tony Gatlif, et admet tout de go qu’elle y est surtout allée pour se venger d’avoir une fois de plus raté James Thierrée sur scène. J’en profite pour pousser une mini gueulante (une gueulante-minou en quelque sorte) contre l’engouement complètement délirant pour « le génial petit-fils de Charlie Chaplin ». Oui, il sait tout faire, c’est un acrobate hallucinant, un superbe acteur, un metteur en scène hors du commun, oui, il est plutôt du genre beau gosse, et c’est vrai qu’en plus il a l’air d’être vachement sympa, mais est-ce une raison pour prendre d’assaut ses spectacles au point qu’il soit strictement impossible d’obtenir une place sans coucher avec l’ouvreuse (ou l’ouvreur ? ou pire, les deux) ? Est-ce bien raisonnable de casser le marché en faisant le pied de grue devant le théâtre de la Ville avec une pancarte « Achète place pour James Thierrée à n’importe quel prix » ?! Halte au grand n’importe quoi.

Bien.

Donc, je suis allée voir Liberté surtout pour voir James Thierrée, disais-je. Il y incarne Taloche, un gitan un peu agité du bocal qui joue du violon et grimpe aux arbres pour faire usage de sa liberté. L’histoire se déroule sous la France de Vichy, le nomadisme est strictement interdit et les populations tsiganes sont persécutées avec soin et envoyées en camps de concentration pour « débarrasser le pays de sa vermine ». Le maire d’un petit village auvergnat tente de sauver une famille de bohémiens en lui offrant un terrain et une maison qui feront d’eux des sédentaires aux yeux des autorités. Il est soutenu par mademoiselle Lundi (bon là quand même il aurait pu faire un effort Tony, c’est vraiment un nom de merde… C’est inspiré d’une femme qui a existé, je veux bien, mais enfin elle perd 5% de sa crédibilité de résistante à chaque fois que son nom est prononcé), l’institutrice qui fait des faux papiers en douce.

On a beaucoup dit que le film était très pudique. C’est vrai, mais c’est tellement pudique que c’est tout en surface. Ton amie chômeuse est restée hermétique aux personnages, et n’a cru ni aux tsiganes épris de chevaux et de courses dans la nature, ni à la résistance de Mademoiselle Lundi (faut dire aussi…), ni à la belle âme du maire, ni même aux méchants collabos… J’ai trouvé que tout cela sonnait creux. Ton amie chômeuse a un cœur de pierre, peut-être, mais peut-être aussi (attention hypothèse) que ce n’est juste pas très bon.

Ton amie chômeuse est aussi allée voir Fantastic Mr Fox, de Wes Anderson. Je venais de lire un dossier dans Chronic’art avec lequel, pour une fois, j’étais assez d’accord. Il y était question du « cinéma chic » : les films très esthétisants, dans lesquels les personnages sont habillés avec un soin du détail digne des meilleures blogueuses mode et évoluent dans des environnements délicieusement surannés, les films « plus cool tu meurs » de Sofia Coppola, Christophe Honoré, Quentin Dupieux (et pourtant God knows que j’ai aimé Steak) ou Wes Anderson, puisque c’est lui qui m’occupe maintenant.

J’étais d’accord, surtout pour Sofia Coppola et Axelle Ropert (Famille Wolberg, bouh), et j’étais prête à sacrifier Wes Anderson dont les malles Vuitton m’avaient agacée dans Darjeeling Limited. Le souvenir ému de La vie aquatique me gênait encore un peu pour être tout à fait dans de mauvaises dispositions, mais enfin j’étais quand même un peu remontée. Raté : j’ai adoré.

Ton amie chômeuse a ri à l’humour fashion décalé, s’est émerveillée du décor fashion léché, a complètement été séduite par le fashion stop-motion. Je me délecte encore du dialogue entre Fox et le loup (”Pensez-vous que l’hiver sera rude ?” la meilleure réplique de l’année), du petit renardeau « différent » avec sa cape en serviette de bains, du renard prodige qui pratique le yoga et le karaté, j’ai tout aimé, je veux adopter un opossum, je suis une fashion cinéphile de merde.

Tant pis.

Liens utiles :
Mr Fox sur Allociné
Liberté sur Allociné

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Ton amie chômeuse a vu A Serious Man

23 février 2010

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A Serious man, des frères Coen
(Requête de Marine, perturbée par des avis divergents)

Oui, ton amie chômeuse est à la bourre, mais elle te rappelle qu’elle est partie dix jours en voyage et que c’est pas tous les jours évident la vie de chômeuse, tiens par exemple, pour aller voir A Serious Man, j’ai dû changer mes habitudes et aller au Balzac, tout près des Champs, et ton amie chômeuse déteste aller près des Champs-Elysées beurk beurk beurk, alors tu vois, dur.

Bon. Alors ton amie chômeuse, en bon mouton, s’apprêtait à se payer une bonne tranche de rire en allant voir le dernier film des frères Coen. Du genre qui fait plaisir sur le moment mais auquel on ne pense plus quelques heures après (comme Burn after reading par exemple). Et bien A serious man, c’est tout l’inverse, c’est-à-dire qu’on passe un moment bizarre auquel on va repenser toute la semaine.

Sur le moment, j’ai été déçue. Si les frères Coen commencent à faire dans l’énigmatique, à quand la comédie bien grasse signée Lars Von Trier ?

Second sujet d’agacement : mais qu’est-ce qui fait rire A CE POINT tous ces gens dans la salle ? Ton amie chômeuse a été hautement déconcentrée par ces manifestations d’hilarité, elle qui aurait aimé avoir le temps de se dire « c’est amusant mais je n’ai pas encore bien compris pourquoi ». Est-ce qu’il comprennent tous l’hébreu ? Est-ce qu’il sont tous juifs ? C’est ça, il faut être juif pour comprendre la blague ? Ah bah bravo, merci bien, et moi qui viens de passer 10 JOURS EN ISRAEL et qui n’ai rien compris, merci.

Moi aussi, j’ai bien aimé la voisine bronzée à la voix rauque, l’étudiant coréen qui essaie de soudoyer son prof, les voisins white-trash, les rabbins qui philosophent sur la beauté du parking, mais honnêtement, je n’ai pas attrapé le hoquet comme d’autres autour de moi (donc doute, donc malaise, donc gêne).

Mais depuis que je l’ai vu, j’y repense assez souvent, et les séquences qui défilent séparément dans ma tête me plaisent toutes beaucoup, beaucoup plus que le film dans sa continuité. J’ai l’impression que c’est un film que chacun doit pouvoir jouer à son rythme, comme un livre que l’on peut prendre et reposer à loisir. Et mon rythme à moi, à l’évidence, est plutôt lent.

J’ai l’impression de n’être qu’à la première étape de la découverte du dernier Coen, comme si je devais maintenant l’effeuiller avec patience, en savourant chaque scène. J’entends bien exercer ce droit au calme en le louant en DVD dès que possible. Je te tiendrai au courant dès que j’aurai formulé un avis, ami lecteur…

Lien utile (à défaut d’un avis utile) :
Allociné

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Ton amie chômeuse a vu L’Autre Dumas

15 février 2010

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L’autre Dumas, de Safy Nebbou
(Requête de personne, toutes les autres séances étaient complètes nom de Dieu)

Fallait-il que ton amie chômeuse ait la flemme de rebrousser chemin pour se dire « bof, pourquoi pas » quand elle a réalisé qu’il ne restait de places que pour un seul film : l’Autre Dumas. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu Benoît Poelvoorde au cinéma, je me suis dit que ça suffirait peut-être à me consoler d’être passée de 27°C à -4°C du jour au lendemain (faisait chaud en Terre Sainte)… Alors non, ça ne suffisait pas, mais alors pas du tout.

L’Autre Dumas, c’est Auguste Maquet, le « plus proche collaborateur » du grand Alexandre Dumas, celui qui fignole les dialogues, rédige les descriptions un peu chiantes… C’est le nègre en somme, celui qui n’aura jamais le plaisir de voir son nom figurer sur la couverture des livres auxquels il a travaillé. Il siège dans l’ombre du célèbre auteur des Trois Mousquetaires, et vu la taille considérable du bonhomme, c’est un endroit sombre et glacial ou il ne fait pas bon vivre…

Alexandre Dumas, c’est l’Obélix de la littérature , celui qui consomme femmes et volailles sans modération et qui peuple son grand château d’animaux exotiques. C’est l’enfant obèse et capricieux qui ne trouve son inspiration que si le pauvre Maquet, aigri, sec et jaloux, est couché à ses pieds. On a beau être dégoûtée par les doigts boudinés qui palpent les couilles du taureau, par les petites dents sales ou le nez en phallus, on se dit que si Depardieu n’était pas là, on se serait vraiment fait chier. Grâce à lui, le film aurait eu sa place à la télévision un dimanche soir, comme le Comte de Monte-Cristo qu’il avait aussi incarné sur France 2.

Ton amie chômeuse a trouvé qu’il n’y avait rien à sauver. Aucun souffle, aucune originalité, ni dans la construction du scénario, ni dans les dialogues, ni dans le jeu des acteurs. On ne croit pas une seconde à l’amour de Maquet pour la jeune Charlotte, révolutionnaire d’eau douce. La révolution de 48 est une farce, était-ce le manque de budget (« Attends, on va mettre un mort là, comme ça on comprend que Paris est à feu et à sang, tiens, voooooilà ») ou le manque d’inspiration ? Ton amie chômeuse se demande ce qui pouvait pousser un réalisateur à faire un film pareil et formule l’hypothèse qu’il s’agit d’une commande d’un producteur ayant voulu exploiter le potentiel de Depardieu une énième fois….

La prochaine fois, je m’épargnerai ça et rentrerai gentiment chez moi, même par -4°C.

Lien inutile :
Allociné

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Ton amie chômeuse a vu Le Crocodile

27 janvier 2010

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Le Crocodile, mise en scène Léo Cohen-Paperman, Petit théâtre Odyssée - L’Escale, Levallois

(Requête de Philippe)

Ami lecteur tu dois t’interroger sur la fièvre théâtrale qui s’est emparée de ton amie chômeuse depuis que Sami Frey a ouvert la voie : hasard des rencontres et du calendrier, certainement, mais aussi sincère redécouverte de cet art si vivant.

Je suis beaucoup allée au théâtre dans ma prime jeunesse, ça allait avec les bandeaux dans les cheveux, les cigarettes roulées et tout ce qui pouvait me donner un air profond. Et puis un jour, je n’y suis plus allée. Sans doute traumatisée par un monologue de trop (un comédien seul en scène qui imite la poule, postillonnant sans répit dans le faisceau de lumière - fous rires étouffés dans la salle- dur), par le sentiment d’être la dernière des idiotes (« Mais il était pas mort, lui, il y a deux minutes ? C’est pas le frère de la meuf en jaune ? Je comprends rien. »), ou par un ennui proprement inhumain (quand la pièce dure trois heures, sans entracte, et qu’on ne peut pas se résoudre à commettre l’affront d’un départ devant ces pauvres comédiens qui le remarqueront forcément). Et bien hier soir, ton amie chômeuse s’est souvenue que l’on pouvait aussi rire très franchement au théâtre et passer une excellente soirée, tout simplement.

Pour distraire sa femme, Ivan Matvéïtch l’emmène voir un crocodile vivant exposé dans les galeries marchandes de Saint-Pétersbourg. Ils sont accompagnés du narrateur de l’histoire, admiratif de la savante érudition d’Ivan et secrètement amoureux de sa femme. Complication inattendue : le crocodile avale Ivan Matvéïtch. Après une courte panique (le propriétaire du crocodile, un allemand au sourire carnassier, refuse que l’on ouvre sa bête pour en sortir le fonctionnaire), on s’aperçoit que Matvéïtch est bien vivant et qu’il peut même communiquer avec l’extérieur ; il ne voit aucune urgence à ce qu’on le sorte de l’animal. L’allemand comprend vite qu’une foule de spectateurs va se précipiter pour voir le phénomène et faire de lui un homme riche. Le russe, quant à lui, voit dans cet événement extraordinaire l’occasion d’être enfin au centre de toutes les conversations, d’accéder à la célébrité et au respect de tous.

On pense évidemment à Gogol et en particulier au Nez, on se dit peut-être que c’est un peu lourdingue, et bien non. La mise en scène est drôle et inventive, navigant sans cesse entre le burlesque et l’absurde. On est transporté par l’énergie de l’acteur principal, qui est aussi ouvreur, danseur, mime, logisticien (c’est lui qui installe le décor pendant qu’il parle), clown et conteur. Le jeu des comédiens est extrêmement précis et soigné, ton amie chômeuse a adoré cette conversation entre le narrateur et un fonctionnaire à qui il est allé demander conseil. Le vieux ne sait pas comment aider le prisonnier, après tout c’est bien Matvéïtch qui s’est introduit dans la propriété de l’allemand… Le voilà parti dans un discours enflammé à la faveur du capitalisme, c’est merveilleusement joué, et tout simplement génial quand le petit mouvement de balancier qu’opère le fonctionnaire pendant qu’il parle prend progressivement de l’ampleur jusqu’à devenir une quasi galipette arrière, le tout en continuant son discours empathique sur les capitaux étrangers le plus sérieusement du monde.

On connaît Dostoïevski pour ses Frères Karamazov ou pour Crime et Châtiment, qui ne sont pas exactement des livres de détente et de franches rigolades. Aller voir Le crocodile présente un double-avantage : celui de passer une bonne soirée, et de pouvoir dire ensuite à ses amis « je suis allé voir une pièce de Dostoïevski hier soir, ça m’a beaucoup plu », ce qui ne manquera pas de provoquer un bel effet.

Lien et infos utiles :

Jusqu’au 31 janvier au Petit Théâtre Odyssée
25 rue de la Gare
92300 Levallois
Gare Clichy-Levallois (à 5 minutes de la gare St-Lazare, ne pas commettre l’erreur d’y aller en métro et de descendre à Anatole France, c’est une connerie)
01 42 70 83 84

Tarifs : 10€ - 5€ en réduit
Billetterie en ligne : www.ville-levallois.fr

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