Archive pour janvier 2010

Ton amie chômeuse a vu Le Crocodile

Mercredi 27 janvier 2010

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Le Crocodile, mise en scène Léo Cohen-Paperman, Petit théâtre Odyssée - L’Escale, Levallois

(Requête de Philippe)

Ami lecteur tu dois t’interroger sur la fièvre théâtrale qui s’est emparée de ton amie chômeuse depuis que Sami Frey a ouvert la voie : hasard des rencontres et du calendrier, certainement, mais aussi sincère redécouverte de cet art si vivant.

Je suis beaucoup allée au théâtre dans ma prime jeunesse, ça allait avec les bandeaux dans les cheveux, les cigarettes roulées et tout ce qui pouvait me donner un air profond. Et puis un jour, je n’y suis plus allée. Sans doute traumatisée par un monologue de trop (un comédien seul en scène qui imite la poule, postillonnant sans répit dans le faisceau de lumière - fous rires étouffés dans la salle- dur), par le sentiment d’être la dernière des idiotes (« Mais il était pas mort, lui, il y a deux minutes ? C’est pas le frère de la meuf en jaune ? Je comprends rien. »), ou par un ennui proprement inhumain (quand la pièce dure trois heures, sans entracte, et qu’on ne peut pas se résoudre à commettre l’affront d’un départ devant ces pauvres comédiens qui le remarqueront forcément). Et bien hier soir, ton amie chômeuse s’est souvenue que l’on pouvait aussi rire très franchement au théâtre et passer une excellente soirée, tout simplement.

Pour distraire sa femme, Ivan Matvéïtch l’emmène voir un crocodile vivant exposé dans les galeries marchandes de Saint-Pétersbourg. Ils sont accompagnés du narrateur de l’histoire, admiratif de la savante érudition d’Ivan et secrètement amoureux de sa femme. Complication inattendue : le crocodile avale Ivan Matvéïtch. Après une courte panique (le propriétaire du crocodile, un allemand au sourire carnassier, refuse que l’on ouvre sa bête pour en sortir le fonctionnaire), on s’aperçoit que Matvéïtch est bien vivant et qu’il peut même communiquer avec l’extérieur ; il ne voit aucune urgence à ce qu’on le sorte de l’animal. L’allemand comprend vite qu’une foule de spectateurs va se précipiter pour voir le phénomène et faire de lui un homme riche. Le russe, quant à lui, voit dans cet événement extraordinaire l’occasion d’être enfin au centre de toutes les conversations, d’accéder à la célébrité et au respect de tous.

On pense évidemment à Gogol et en particulier au Nez, on se dit peut-être que c’est un peu lourdingue, et bien non. La mise en scène est drôle et inventive, navigant sans cesse entre le burlesque et l’absurde. On est transporté par l’énergie de l’acteur principal, qui est aussi ouvreur, danseur, mime, logisticien (c’est lui qui installe le décor pendant qu’il parle), clown et conteur. Le jeu des comédiens est extrêmement précis et soigné, ton amie chômeuse a adoré cette conversation entre le narrateur et un fonctionnaire à qui il est allé demander conseil. Le vieux ne sait pas comment aider le prisonnier, après tout c’est bien Matvéïtch qui s’est introduit dans la propriété de l’allemand… Le voilà parti dans un discours enflammé à la faveur du capitalisme, c’est merveilleusement joué, et tout simplement génial quand le petit mouvement de balancier qu’opère le fonctionnaire pendant qu’il parle prend progressivement de l’ampleur jusqu’à devenir une quasi galipette arrière, le tout en continuant son discours empathique sur les capitaux étrangers le plus sérieusement du monde.

On connaît Dostoïevski pour ses Frères Karamazov ou pour Crime et Châtiment, qui ne sont pas exactement des livres de détente et de franches rigolades. Aller voir Le crocodile présente un double-avantage : celui de passer une bonne soirée, et de pouvoir dire ensuite à ses amis « je suis allé voir une pièce de Dostoïevski hier soir, ça m’a beaucoup plu », ce qui ne manquera pas de provoquer un bel effet.

Lien et infos utiles :

Jusqu’au 31 janvier au Petit Théâtre Odyssée
25 rue de la Gare
92300 Levallois
Gare Clichy-Levallois (à 5 minutes de la gare St-Lazare, ne pas commettre l’erreur d’y aller en métro et de descendre à Anatole France, c’est une connerie)
01 42 70 83 84

Tarifs : 10€ - 5€ en réduit
Billetterie en ligne : www.ville-levallois.fr

Ton amie chômeuse a vu une version trash de Phèdre

Lundi 25 janvier 2010

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L’Amour de Phèdre, de Sarah Kane, mise en scène William Astre - Théâtre du Temps, Paris 11ème

(Requête de William, peut-être le seul lecteur de Marianne 2 qui n’ait pas eu envie de clouer ton amie chômeuse au pilori)

Curieuse expérience que celle d’entrer dans une petite salle de théâtre quand un comédien est déjà en scène. La lumière est allumée, les spectateurs discutent encore entre eux, et pourtant il y a bien un homme assis sur les planches. Il a les yeux rivés sur une télévision dont on ne perçoit que le son, se tient vautré dans un tas d’immondices et mâche bruyamment des bonbons crocodiles.

Ton amie chômeuse regardait, puisque merde c’était bien une scène et que ce type ne pouvait pas être là par hasard, mais je me sentais aussi mal à l’aise que si j’avais traîné une chaise devant un SDF pour l’observer. C’est alors qu’il s’est mis à se masturber, sans quitter l’écran imaginaire des yeux, et après avoir choisi une chaussette qui pourrait accueillir son foutre (encore cette histoire de chaussette, et toujours pas d’explication rationnelle). Bien bien bien, me dis-je.

Hippolyte passe ses journées à dormir, à s’empiffrer et à recevoir des femmes ou des hommes avec qui il ne couche qu’une fois. Rien de tout cela n’entame l’amour que lui porte Phèdre, sa belle-mère. Pendant que la télévision charrie en fond sonore son lot d’incestes, d’infanticides, de meurtres en tout genre, Phèdre saute sur le fils de son mari. Rejetée, elle se donnera la mort un peu plus tard en laissant une note qui accuse Hippolyte de l’avoir violée.

Impossible de rester insensible face à ce spectacle. Le texte de Sarah Kane est drôle et violent ; elle aussi, comme Giraudoux, dépoussière les bustes des personnages des mythes, elle frotte même si fort qu’elle les laisse nus et écorchés. La mise en scène nous livre en pâture des comédiens nus eux aussi, ensanglantés, impuissants face à leurs pulsions sexuelles, tellement vulnérables qu’on a envie d’aller les serrer dans ses bras à la fin de la représentation et de leur dire à l’oreille « voilà c’est fini ».

Hippolyte déclenche des passions amoureuses et destructrices autour de lui, il fascine parce qu’il refuse la comédie du monde, il est adulé et détesté au point d’être lynché par une population volatile et vengeresse. Il a le courage des extrémistes, comme le comédien qui l’incarne et qui s’expose sans écran au regard gêné du public. Ton amie chômeuse a trouvé ça dur, mais il y a de la beauté là-dedans, et en tout cas de la matière à réfléchir. « Je déteste l’idée que le théâtre ne soit que le passe-temps d’une soirée. Il devrait être une exigence émotionnelle et intellectuelle. Une représentation est quelque chose de viscéral. Elle provoque en vous un contact physique direct avec la pensée et les sentiments », disait Sarah Kane. Gagné.

Ton amie chômeuse s’est promenée sur Internet pour en savoir un peu plus sur cette dramaturge sans concession qui s’est pendue à l’âge de 28 ans, et a trouvé ironique d’apprendre que des critiques qui avaient fustigé son œuvre de son vivant revenaient aujourd’hui sur leurs jugements pour la placer parmi les dramaturges britanniques les plus importants du 20ème siècle. Le doigt d’honneur sur l’affiche, ça doit être le sien.

Liens et infos utiles :

http://www.theastre.com/lamourdephedre/

Théâtre du Temps
9, rue du Morvan
75011 Paris
Réservations : 01 43 55 10 88

Jusqu’au 31 janvier 2010
Places : 16 € | 12 €

Ton amie chômeuse a vu Agora

Lundi 18 janvier 2010

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Agora
, d’Alejandro Amenábar
(Requête de Steph)

Lorsque j’ai vu la bande annonce d’Agora, j’ai cru qu’il s’agissait d’un bon vieux péplum : Alexandrie au IVème siècle après JC, des chrétiens, des payens et des esclaves, des massacres et des chevaux qui hennissent, des romains tout en glaive et en casque à poils. À peine perturbée par le nom d’Alejandro Amenábar, qui pourtant n’est pas du genre à servir un remake de Ben-Hur, j’avais relégué ce film dans la colonne « au cas où vraiment je n’aurais rien d’autre à foutre ». Mais voilà, ton amie chômeuse a reçu une requête officielle (et par ailleurs, il s’est trouvé je n’avais rien d’autre à foutre).

Tous les ingrédients cités plus haut étaient bien au rendez-vous, et pourtant, comme la bande annonce était trompeuse… Ton amie chômeuse a plutôt l’impression d’avoir assisté au triste spectacle de l’humanité égarée qui cherche un berger pour la guider.

À cette époque (reconstituée de manière un peu kitschouille à certains moments mais ça n’a pas d’importance), la grande bibliothèque d’Alexandrie n’est pas seulement le refuge des écrits savants, elle est aussi le symbole d’un paganisme déclinant devant la percée du christianisme. Les payens ont beau s’occuper d’astronomie et de philosophie plus que d’affaires religieuses, ils finissent par perdre patience quand une bande de fondamentalistes chrétiens aux yeux révulsés se met à balancer des tomates sur les statues des idoles. Les voilà donc lançant l’assaut, favorisant au passage quelques coming-out d’esclaves qui voient dans la conversion au christianisme l’occasion de s’affranchir.

Mais les chrétiens abondent en masse, finissant par obtenir le droit de pénétrer dans la bibliothèque d’Alexandrie et de la saccager consciencieusement. Quelques années plus tard, la bibliothèque a été reconvertie en bergerie, et ce sont les juifs qui sont humiliés en plein Sabbat. Les juifs ripostent, les chrétiens les massacrent et les expulsent, les derniers payens se convertissent ; on est loin du règne de la raison ou de l’amour du prochain, c’est la haine et l’obscurantisme à tous les étages.

Au milieu de ce chaos, une philosophe de renom, Hypatie, est obsédée par l’idée de comprendre le fonctionnement du système solaire. Elle y sacrifie volontiers sa vie de femme, quitte à humilier au passage ses prétendants. Les chrétiens auront tôt fait de la prendre pour cible, dans la mesure où elle ajoute à son forfait initial (le fait d’être une femme douée d’intelligence et de parole) son impiété, ce qui fait d’elle une sorcière à lapider d’urgence.

Dans ce contexte, on serait tenté de voir l’Antiquité comme un paradis perdu, et de considérer l’esclavagisme et les sacrifices payens en tout genre comme de menus défauts. Mais Amenábar ne cède pas au manichéisme, ni à la tentation de nous servir une romance facile entre Hypatie et son esclave. Il ne s’en approche même pas, et incite au contraire à prendre du recul ; à plusieurs reprises pendant le film, la caméra s’élève dans les airs, nous montrant les humains en fourmis pathétiques s’agitant vainement pour donner un sens à la vie et au monde, à coups de religions ou de théories métaphysiques. On arrive parfois jusqu’à une vue de la Terre, impassible théâtre de toute cette agitation.

On aimerait penser que la condition de la femme a bien évolué depuis ces temps reculés, et que les humains se sont mis d’accord pour aduler leur berger tranquillement… Mais il semblerait que nous soyons condamnés à l’éternel recommencement, et que nous ne puissions décidément pas nous résoudre à questionner nos croyances comme Hypatie le fait. Alors évidemment, quand on voit comment elle a fini, et qu’on sait qu’aucun de ses travaux n’est parvenu jusqu’à nous, on se dit que la philosophie n’est peut-être pas le meilleur cheval. On peut se consoler en se disant comme Amenábar qu’elle est morte sans haine, et en inspirant un très beau film.

Lien utile :
Allociné

Ton amie chômeuse a vu Tetro

Lundi 11 janvier 2010

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Tetro
, de Francis Ford Coppola

(Requête de Fanny la yogini)

Ça avait pourtant mal commencé. Je me suis laissée entraîner dans une salle obscure par mon amie yogi(ni) sans m’être renseignée sur le film que nous allions voir, et n’arrivant décidemment pas à en retenir le nom (« Rappelle-moi ce qu’on va voir ? T’es trop quoi déjà ? »). Ton amie chômeuse a été victime du syndrome de sa grand-mère, qui ne savait pas reconnaitre un acteur américain d’un autre acteur américain. Après quelques minutes de film, une question à l’oreille de ma voisine, le verdict est tombé : non, la seconde tête d’affiche n’était pas Leonardo di Caprio. Déception.

Comment donc, mais moi qui croyais que Di Caprio était l’acteur fétiche de Coppola, que dis-je, sa muse, et qu’il figurait au générique de tout ses films… J’étais entrain de confondre Coppola et Scorcese, c’était le yaourt bulgare total dans la tête de ton amie chômeuse. Ca y est, j’y suis, Coppola, Apocalypse Now, Le Parrain, c’est bon. Ah super, c’est un Coppola ?! Et bien je ne regrette pas d’être venue, non vraiment j’ai adoré Apocalypse Now, Le Parrain aussi bien entendu… Il a ressorti un film ? Mais quelle bonne nouvelle, je suis ravie. Mon niveau de concentration s’est donc stabilisé après 10 bonnes minutes de film.

Le jeune Benjamin travaille comme serveur sur un bateau de plaisance, il semble qu’il n’ait choisi ce travail que pour pouvoir un jour débarquer à Buenos Aires pour y voir son frère aîné, Angelo, qui a quitté la maison alors qu’il n’était qu’un enfant. Il porte avec lui la lettre que ce frère lui a laissé avant de partir, lettre dans laquelle Angelo explique à Bennie qu’il doit s’éloigner pour écrire, pour devenir romancier, et dans laquelle il promet de revenir le chercher.

Mais Angelo n’est jamais revenu, il s’est installé en Argentine avec une femme gaie et élégante, il a changé de nom, et s’est détourné de l’écriture pour devenir éclairagiste. Bennie sera donc reçu, assez froidement du reste, par Tetro, un homme sombre qui a préféré faire table-rase du passé et rompre définitivement avec sa famille.

Ton amie chômeuse a tout aimé, de bout en bout. La photographie est magnifique, on pourrait faire un tirage de n’importe quel plan et l’afficher dans son salon avec beaucoup de succès. Vincent Gallo est magistral, et le couple qu’il forme avec le personnage de Miranda est le plus aspirationnel que j’ai vu au cinéma depuis longtemps. Alden Ehrenreich, différent de Leonardo donc, produit autant d’effet, et on participerait volontiers à ce quart d’heure festif et sensuel dans la baignoire. L’histoire est une véritable tragédie classique, filmée sans extravagance, et dans un noir et blanc qui vient renforcer la dimension intemporelle des préoccupations qui agitent les protagonistes.

Des scènes dansées entrecoupent le récit, chaque personnage possède son double en tutu, comme pour ajouter encore de la distance et faire prendre à l’histoire une envergure spectaculaire et universelle. C’est là le coup du maître : les personnages sont si finement brossés, si subtilement humains, qu’on les aime comme des amis ou des frères, passer deux heures avec eux est purement jouissif. Et pourtant, ils se débattent dans des filets ancestraux comme la rivalité, le poids du père, la trahison, la difficulté de créer, les efforts désespérés pour s’affranchir de racines étouffantes. C’est beau, c’est bien joué, c’est parfait.

Lien utile :
Tetro sur Allociné

Ton amie chômeuse a vu Premier Amour, au théâtre de l’Atelier

Jeudi 7 janvier 2010

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Premier amour, de Samuel Beckett, au théâtre de l’Atelier. Mis en scène et interprété par Sami Frey.
(Requête de Marie, a trouvé le texte et le jeu parfaits mais s’interroge sur la mise en scène et la mystérieuse ligne blanche)

Ton amie chômeuse, qui croyait pourtant avoir fait ses classes en matière de théâtre et de cinéma, était parfaitement ignorante des talents de Sami Frey. C’est la preuve que je suis bien loin de l’érudition sur ces sujets ; tant mieux, puisque ça me vaut de belles découvertes.

Si j’allais au théâtre de l’Atelier ce soir-là, c’était bien entendu pour répondre à une requête, mais aussi et surtout parce que la lecture de Molloy de Beckett il y a près d’un an m’a fait entrevoir la possibilité de trouver un compagnon à Marcel Proust et à Henri Michaux au Panthéon des écrivains qui ont retourné le cerveau de ton amie chômeuse. Ainsi donc, j’allais au théâtre le cœur en fête, si je puis dire.

Faut-il que Sami Frey soit doué pour qu’il arrive, seul en scène et avec un décor épuré, à m’emporter à ce point du haut du siège merdique que j’occupais. Car, excellente surprise, le théâtre de l’Atelier propose des places à 8€. À ce prix-là, on est pendu à la balustrade comme un poulpe entrain de sécher, et on n’aperçoit le comédien qu’à de très rares occasions, mais ça n’a pas d’importance : la voix nous parvient dans toutes ses nuances.

Sami Frey s’empare du texte au point qu’il se confond totalement avec le personnage : c’est lui, là, sur son banc, qui s’adresse à l’auditoire, et qui lui décrit de la manière la plus terre-à-terre sa première histoire d’amour. Il ne présage de rien (« Elle était triste, du moins, je le suppose, parce qu’au fond, je n’en sais rien »), s’en tient aux faits, ce qui lui confère une forme de pureté. C’est le propre de Beckett de nous raconter des histoires sordides (ici le personnage fait livrer ses repas dans sa chambre par Lulu qui se prostitue pour subvenir aux besoins du ménage, et finit par se faire la malle lorsqu’elle accouche de leur premier enfant) d’un point de vue pragmatique, dénué de morale ou de convenances, drôle et terrifiant de justesse.

Comme dans Molloy, le personnage est toujours sur le fil du rasoir, entre la folie et la sagesse. Est-ce ceci que la mise en scène a voulu suggérer ? Sami Frey évolue dans une bande étroite (elle ne doit pas faire plus d’un mètre), qui traverse la scène de cour à jardin. Il ne dépasse jamais la ligne blanche qui semble marquer la limite de son territoire autorisé. Parfois, une sonnerie d’alarme retentit quelques secondes en même temps qu’une lumière rouge clignote et aveugle Sami/Samuel. Il serait en liberté surveillée, fou ou simplement prisonnier, il aurait été rattrapé par la justice pour ses méfaits, ou il serait dans l’antichambre d’un autre monde… À vrai dire, peu importe : le banc, Sami Frey et son chapeau suffisent à faire le spectacle.

Liens et infos utiles :

Théâtre de l’Atelier
Jusqu’au 16 janvier
Premières places à 8€

Photo d’illustration : Beckett à la fin des années 1920
(c) The Estate of Samuel Beckett

Merci beaucoup Marie, sincèrement, de m’y avoir envoyé (me suis offert l’intégrale de Beckett pour Noël, une vraie source d’inspiration… Cette requête va peut-être m’emmener beaucoup plus loin que prévu.)