Ton amie chômeuse a vu La Comtesse

lacomtesse
La Comtesse
, de Julie Delpy

(Initiative personnelle)

Elzébeth, issue d’une noble famille hongroise, est préparée dès le plus jeune âge par sa mère à vivre dans la violence d’un monde d’hommes. Etre élevée à la dure au 17ème siècle, ça ne signifie pas être privé de Wii quand on a merdé son contrôle de math, mais assister aux supplices infligés aux voleurs de chevaux, être avertie qu’on sera bientôt vieille et sans intérêt, et devoir épouser un homme à qui on est promise dès la naissance.

Le mari en question n’est pas exactement un tendre, c’est un illustre guerrier qui aime manger son goûter assis sur une haute pile de Turcs démembrés. Elzébeth est réputée pour sa grande intelligence et sa gestion rigoureuse de leur immense fortune : le couple est craint et respecté de tous, jusqu’au Roi.

A la mort de son mari, Elzébeth tient à conserver son statut de femme de pouvoir. Elle découvre que sa faiblesse réside à l’endroit du cœur lorsqu’elle tombe éperdument amoureuse d’un jeune homme de 20 ans son cadet, Istvan Thurzo (PS : Daniel Brühl, I love you).

Quelle femme étonnante que cette Julie Delpy, qui nous avait gratifié il y a trois ans d’un Two days in Paris drôle et subtile, et qui nous revient avec l’histoire costumée d’une comtesse dont la vie a alimenté toutes les légendes (tout ça parce qu’elle aurait tué quelques vierges pour se baigner avec leur sang, bon… que celui qui n’a pas ses petites manies dégoûtantes lui jette la première pierre. Quand j’étais petite je mangeais mes crottes de nez. Voilà, tiens, j’ouvre le bal).

Le point commun entre ces deux films, c’est résolument l’intelligence de leur réalisatrice qui transparait dans le moindre dialogue au phrasé impeccable et si particulier. Elle brosse le portrait d’une femme à la fois aimante et sanguinaire qui souffre dans sa chair, et vraiment, elle le fait avec maestria, ton amie chômeuse en est restée bouche bée.

Lien et info utiles :
Allociné
Il y a litige sur l’orthographe du prénom de la Comtesse, mais il m’a semblé que c’était comme ça… Pardon si ce n’est pas le cas.

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10 commentaires sur “Ton amie chômeuse a vu La Comtesse”

  1. Roberta dit :

    On dit que le sang c’est bon pour la peau (si si). Jamais testé, mais vu que tu as déjà testé les crottes de nez, tu n’as pas froid aux zyeux alors ça vaut ptet le coup d’essayer?! Requête acceptée?
    hihihi!

  2. Ah merci pour ce billet, j’avais très envie de le voir mais j’hésitais. Mais effectivement je suis intéressée par ce personnage singulier qu’est Julie Delpy qui a vraiment gagné en densité ces dernières années.

  3. Lledelwin dit :

    Tient, voici une critique qui va totalement à l’opposée de celles que j’avais lues et qui me donne envie d’aller le voir.

    PS : Pour tous le monde, c’est Erzébeth Bathory - la version transylvanienne donc gothique de Elisabeth. Maintenant on sait pourquoi Coppola baptise ainsi la femme du Comte D.

  4. ethanol dit :

    ca donne envie.

  5. admin dit :

    @Roberta : tu fournis les vierges alors ? (il y a bien longtemps que je n’ai plus ça en rayon dans mon entourage…)

  6. admin dit :

    @tous : c’est inhabituel, et peut-être que vous ne serez pas du tout de mon avis, mais en tout cas on ne peut pas dire que ce soit raté. Je serais curieuse de savoir ce que vous en avez pensé si vous y allez.

  7. TheCélinette dit :

    Ton écriture est un vrai plaisir. Je m’instruis en me marrant. Tu devrais être prof (une digne de ce nom quoi :)

  8. admin dit :

    @TheCélinette : t’es trop sympa, c’est pas possible d’être un petit chat pareil ! Merci :)

  9. Cha dit :

    Ca donne envie de le voir en tout cas, tu le vends bien !

    Perso je suis grande fan de deux films avec (mais pas de) Julie Delpy : Before Sunrise et Before Sunset, deux vraies petites perles… Je te les recommande si tu ne connais pas (pour Julie Delpy et aussi pour Ethan Hawke qui est juste miam)

  10. admin dit :

    @Cha : je crois que j’ai vu Before Sunset mais c’était il y a bien longtemps (pas encore en âge de penser “miam” sur un homme sans doute… n’importe quoi j’ai toujours pensé “miam”, je ne trompe personne).

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