Archive pour le mot-clef ‘tim burton’

Ton amie chômeuse a vu Dark shadows

Vendredi 18 mai 2012

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Dark shadows, de Tim Burton

Phénomène étrange lié à Tim Burton : je me fous éperdument de son fameux “univers”, de ses personnages à moitié morts et de ses lumières qui font peur. A vrai dire, je n’ai aimé que Big Fish (et Mars Attacks, peut-être). Et pourtant, je vais voir tous ses films. Va comprendre Emile.

Et bien pour une fois, je n’ai pas regretté, et je vais même prononcer cette phrase horrible qui devrait être interdite pour quiconque se dit un petit peu cinéphile : j’ai passé un bon moment. Je me demande si c’est lié au fait que ton amie chômeuse travaille, mais elle doit bien reconnaître une inclinaison nouvelle pour ce “bon moment” qu’elle conchiait de toutes ses forces à la belle époque. C’est même en vertu de ce principe que je suis allée voir Sur la piste du Marsupilami (et ce n’est que le respect infini que m’inspire Alain Chabat qui m’empêche de dire que c’était à chier). Je sais, c’est triste, mais je te rappelle, ami lecteur, que Bullhead m’a coûté très cher (deux semaines au fond du seau).

Résumons l’intrigue : au 18ème siècle, le riche et beau gosse Barnabas est enfermé dans un cercueil par une sorcière très amoureuse de lui (et un rien susceptible). Il aurait pu mourir de faim, ou étouffé (de quoi meurt-on quand on est enfermé vivant dans une boîte ?), mais non, car la sorcière l’a transformé en vampire, le condamnant à une agonie éternelle. Les boules. 200 ans plus tard, il est déterré par des ouvriers infortunés qui constitueront son premier repas depuis un bail.

On pense aux Visiteurs quand Barnabas découvre une route goudronnée, la voiture et la télévision : c’est facile, mais on ricane (je me demande d’ailleurs si Jacqouille la fripouille me ferait encore rire aujourd’hui… C’est toujours risqué de revoir les films qu’on a adulé dans sa jeunesse. Roger Rabbit n’a pas pris une ride, mais La Cité de la peur a perdu un petit peu de son charme - bref-).

Le vampire retourne chez lui, dans l’immense manoir que ses parents avaient fait construire. Il y fait la connaissance de ses descendants (dont Michelle Pfeiffer qui dégage encore pas mal), et décide de remettre le business familial à flots. Évidemment, il trouvera sur son chemin la sorcière susceptible, incarnée par cette créature sublime qu’est Eva Green (qui m’avait complètement retourné le cerveau dans The Dreamers, le mauvais Bertolucci où elle était toute nue la moitié du film).

Il faut accepter l’idée que plus personne ne sait à quoi ressemble Johnny Depp sans maquillage, perruque et costume loufoque, il ne faut pas attendre le moindre renouveau dans les ressorts du comique (le film se termine comme Red is dead) ; moyennant quoi, on passe “un bon moment” dont on aura tout oublié deux jours plus tard.

Ton amie chômeuse a vu Alice au pays des merveilles

Lundi 19 avril 2010

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Alice au pays des merveilles, Tim Burton
(Requête de Mathieu et Martin qui m’ont soudoyée avec une Ben&Jerry’s, c’est dégueulasse)

Oui, le film est sorti il y a près d’un mois, et heureusement que tu n’as pas attendu ton amie chômeuse pour prendre ta décision. Je serai brève, mon seul objectif est de dissuader les quelques lecteurs qui pourraient encore se laisser tenter par cette arnaque.

Depuis Big Fish, je n’ai rien aimé de Tim Burton, je trouve qu’il nous sert son univers burlesquo-macabre à toutes les sauces et que ça va bien comme ça. J’avais juré de ne pas y aller : Johnny Depp déguisé en moche (une fois de plus), une jeune femme prétexte habillée en couture, et quelques stars pour amuser la galerie, ça ne pouvait pas suffire à faire un film.

Pardon, mais alors vraiment, qu’est-ce que j’avais raison. C’est absolument ennuyeux, pour ne pas dire franchement pénible. Une mention spéciale à Anne Hathaway qui n’a pas baissé les bras une seule fois au cours du film (physiquement je veux dire), ce qui fait d’elle la reine la moins crédible de l’histoire du cinéma.

Le scénario est accablant, la 3D est ratée et laissera les spectateurs les plus robustes avec une migraine. Seule Helena Bonham Carter fait un effort, sans doute par égard pour l’homme qu’elle aime et qui s’est laissé embarquer dans ce bourbier signé Disney.

Bouh. Remboursez mon invitation.

Lien et info utiles :
Allociné
Attention à ne pas aller voir l’Immortel pour autant, malheureux.