Ton amie chômeuse a changé de crèmerie

20 avril 2013

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Ami lecteur, on ne te la fait pas à toi, tu as bien vu que le dernier billet posté sur ce blog avait bientôt un an. La raison de cet abandon, c’est qu’être ton amie chômeuse, c’est un job un plein temps, et que j’en ai un autre (de job à plein temps).

Sois certain qu’à la prochaine période de chômage -elle viendra- je reviendrai ici, je changerai le papier peint et la mise en page vieillissante, et roule ma poule on sera repartis.

En attendant, à défaut de lire du MAC, si ça te branche, tu peux écouter du MAC. Ça se passe sur Le Mouv’, tous les jours à 8H55, et à en croire les plus assidus des lecteurs de ce blog, ça ressemble beaucoup à ce qui se passait ici. Et en plus, tu peux te brosser les dents en même temps, ce qui est un progrès incontestable.

Le podcast, c’est ici, sur le site du Mouv’.

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Ton amie chômeuse a testé le diagnostic cheveux (2)

28 mai 2012

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Ami lecteur, le traitement pour la chute de cheveux durant plusieurs mois, l’heure du bilan est arrivée. Au mois de mars, après deux mois de mixture qui pue sur la tête, je suis retournée au Centre Clauderer pour mon diagnostic de mi-parcours. Autant te dire que pour ma part, je n’avais vu aucune amélioration à mon sort capillaire.

La dame aux yeux bicolores a dit “Mmh… Vous êtes sûre que vous avez utilisé tout le produit ?” Le produit qui m’a coûté mon Plan Epargne Logement vous voulez dire ? Mais oui, absolument, je l’ai vidé sur mon crâne jusqu’à la dernière goutte. “Bien… Il va peut-être falloir que je vous donne quelque chose d’un peu plus fort, parce que sinon vous allez finir par vous impatienter !” (rires) (de sa part, vraiment pas de la mienne). Et t’avais pas eu l’idée de me vendre un truc qui marche dès le départ, des fois ?

Ensuite, la dame aux yeux couleur caca (oui car plus elle se fout de ma gueule, plus elle perd de son sex-appeal) s’est mise à me parler de mon problème de “gras“. Je lui rappelle que c’est elle-même qui me demande de venir la voir avec les cheveux dégueulasses. Me reprocher ensuite d’être un peu négligée, c’est quand même balèze. Elle me dit qu’elle va me donner une pâte 100% naturelle (voilà que ça la reprend, je n’ai, personnellement, aucune espèce de confiance en la nature) qui ressemble à du henné, et que je vais pouvoir laisser poser sur ma tête en compagnie de tous les autres produits qui puent et qui envahissent déjà mon étagère. Ami lecteur, à ce stade, je suis à deux doigts de perdre patience : le rituel qu’elle me demande d’observer à chaque shampoing me prend déjà 45 minutes. Si je dois rajouter son immonde pâte, je dois démissionner pour me consacrer à mes cheveux, je ne vois pas d’autre solution.

C’était donc la dernière fois que je mettais les pieds dans ce Centre. J’ai séché le diagnostic final, ou plutôt, je l’ai fait moi-même : je me suis fait pigeonner.

Mais ton amie plus vraiment chômeuse n’est pas du genre à baisser les bras. J’ai pris rendez-vous avec ma dermatologue, que je n’avais pas revue depuis plus de 10 ans. A l’époque, elle avait été la seule à accepter de me coller sous Roaccutane (ce traitement pour la peau qui donne des envies suicidaires et qui provoque des malformations très graves sur le foetus), ce qui en fait une des héroïnes de ma vie. A ma grande surprise, elle se souvenait de moi. Et moi, je me suis souvenue pourquoi : ma dermatologue est dingue. A l’époque, elle m’aimait (malgré une acné qu’elle avait notée “+++”) parce que je faisais des études qu’elle jugeait prestigieuses. Aujourd’hui, elle m’aime toujours, pour la même raison. C’est une femme qui place à n’importe quelle occasion le fait qu’elle a fait Bac +12 et qu’elle est sortie major de sa promo à l’hôpital Saint-Louis. “Où est passé mon stylo, mon stylo à moi qui ai bac +12 et qui suis sortie major de ma promo à Saint-Louis ?”. Je n’exagère pas. Elle est allumée. Mais elle m’a dit : “vous ne serez pas chauve, parce que votre dermatologue, c’est moi, moi qui ai bac +12….” et tu connais la suite. Bilan : des capsules de fer à avaler tous les matins, des vitamines cheveux et ongles à foison, et des ampoules à mettre sur la tête un soir sur deux. A chaque fois que j’avale mon comprimé de fer, il reste coincé dans ma gorge ; tous les matins, je me demande donc si je vais devoir aller aux urgences ou s’il va finir par passer son chemin. Un suspense bien sympathique.

Ami lecteur, on reparle de tout ça dans deux mois.

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Ton amie chômeuse regrette qu’MK2 n’ait pas vu Intouchables

6 mars 2012

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(Requête d’Aurélie)

Il y a quelques semaines, ton amie plus vraiment chômeuse a fait un reportage chez les éclopés. J’ai rencontré à cette occasion Aurélie, que son IMC de naissance contraint au fauteuil roulant. IMC, Indice de Masse Corporelle pour les obsédées du bourrelet, Infirmité Motrice Cérébrale pour Aurélie (qui n’en demeure pas moins aussi obsédée du bourrelet que les autres -j’ai vu une crème anti-cellulite dans ta salle de bains Aurélie, laisse tomber, tu es grillée-).

Pour cet article, ton amie plus vraiment chômeuse a suivi Aurélie dans quelques-unes de ses activités quotidiennes. Je dis quelques-unes, parce que la meuf a beau se déplacer à la force des bras, son emploi du temps te donne l’impression d’être un retraité qu’on aurait oublié devant “Des chiffres et des lettres”. Elle bosse (même le samedi, ce qui fait toujours drôle à ton amie toujours chômeuse dans l’âme), elle enchaîne les concerts, les cinés et les week-end chez les potes. Bref, j’ai choisi de la suivre chez son kiné, ça paraissait moins fatiguant. J’étais à côté de la plaque.

Se rendre à une séance de kiné à Paris quand tu es montée sur roulettes, c’est un truc qui te demande autant d’énergie et de passion que de participer à Koh Lanta (note pour plus tard : s’interroger sur cette comparaison qui m’est venue très naturellement). D’abord, il faut arriver à l’arrêt de bus, ce qui implique de donner un méchant coup de rein à chaque trottoir : même abaissés, ils restent compliqués à franchir pour Aurélie, qui doit parfois attendre qu’un bon samaritain lui donne l’impulsion. Pour peu que ce soit Sabbat et qu’un monsieur très pieu refuse de la toucher au prétexte qu’elle est une femme (true story), Aurélie peut attendre longtemps. Quand le bus arrive, il faut 1- que la rampe fonctionne, 2- que le chauffeur accepte de la sortir, 3- qu’un autre bon samaritain l’aide à passer la rampe. Le bus est blindé, elle se prend les sacs à main dans la tronche sans moufter : Aurélie, si tu veux, c’est Bouddha.

Je ne l’ai jamais vue s’énerver. Elle fait certes de l’humour un peu cynique parfois, mais elle ne crache jamais son ras-le-bol au visage de ceux qui ne font pas d’efforts pour lui rendre le quotidien plus facile. Pour te dire à quel point elle est de bonne constitution, elle ne s’est pas moquée de moi quand j’ai fait une crise d’hypoglycémie dans le bus qui nous ramenait chez elle après le kiné. Ou en tout cas, elle ne s’est pas moquée devant moi, ce qui est déjà très charitable de sa part. Et pourtant, il y avait matière (j’ai sauté hors du bus et vomi dans une poubelle) (le reporter de choc, quoi, prête à aller en Syrie).

Tout ça pour dire que quand j’ai reçu ce mail, j’ai vraiment eu envie de dire aux cinémas MK2 de se sortir les doigts du cul. Ami lecteur, je te le livre :

Je vais au cinéma MK2 quai de Loire, que j’ai choisi parce que je sais qu’il est accessible. J’arrive avec une amie quelques minutes avant le film. Le générique commence, le noir se fait. Nous ne sommes pas encore installées : les seules places libres sont au centre des rangées ; je ne peux pas y aller. Nous voyant nous dépêtrer, les gens restent de glace. Style on n’a pas entendu. Comme personne ne bouge, ma copine demande l’intervention d’une personne du ciné. On me dit que mon amie peut aller s’installer, et que moi, je n’ai qu’à rester sur mon fauteuil et aller me mettre dans le coin, près du mur (Aurélie peut se transférer seule de son fauteuil à une chaise, ndlr). Or j’ai payé ma place, j’estime avoir le droit à un vrai siège, sinon qu’est-ce qui pourrait justifier le prix exorbitant des multiplexes ? Il y  a quelques mois, on m’a dit qu’il valait mieux venir accompagnée, question de sécurité, et aujourd’hui on me propose de passer la séance seule près du mur. Après 10 secondes de réflexion la personne me dit : “On va se mettre à dos les personnes de la salle. On ne peut rien faire, allez voir le manager pour le remboursement des places”. Explication avec le manager, qui, mine de rien, nous ramène vers la sortie : il parait que je devrais arriver 20 minutes à l’avance, et que je devrais venir à des séances où il y a moins de monde (oui parce qu’il y a des séances où je suis acceptée et d’autres pas). Moralité : un remboursement des places, mais tout à fait limité. Je dois revenir pour le même film, de préférence cette semaine pour ne pas courir le risque qu’il ne soit plus à l’affiche. Et tant pis si j’avais prévu de faire autre chose… Ça faisait longtemps que je n’avais pas subi un rejet de ce style. Alors l’effet Intouchables, je n’y crois pas.”

Donner le César à Omar Sy, c’est cool. Ne pas se foutre de la gueule du monde, c’est encore mieux.

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Ton amie chômeuse a testé le diagnostic de cheveux (1)

22 janvier 2012

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A Noël, une vieille trouille s’est réveillée chez ton amie plus vraiment chômeuse : celle de la calvitie. Tout a commencé par une photo. Dessus, il y avait moi, mais surtout il y avait mon crâne, à qui personne n’avait pourtant demandé de faire sa star. A partir de là, j’ai pleuré dans la salle de bain (1) et j’ai passé les vacances à scruter le scalp de toutes les femmes qui ont croisé ma route (2), à commencer par mes cousines qui après quelques jours de chalet commun ont commencé à s’éloigner de moi imperceptiblement pour échapper à mes pratiques.

Une fois rentrée à Paris, j’ai tapé « diagnostic de cheveux » sur Google. Je voulais savoir. Suis-je complètement allumée, comme l’ensemble de ma famille semble le soupçonner, ou vais-je rejoindre le sombre cortège des femmes qui ont un cheveu par centimètre carré ? Car oui, maintenant je les vois, toutes ces malheureuses. Je les repère surtout dans le métro. Assises, vulnérables et résignées. Ami lecteur, elles sont légion : il y a complètement de quoi flipper sa race.

Je suis tombée sur le site de l’institut Clauderer, qui m’a paru parfaitement amateur dans sa mise en page et farfelu dans ses propositions : j’ai téléphoné tout de suite. Ils n’avaient pas de place avant 10 jours, ce qui m’a semblé être un gage de qualité suffisant (oui mais perdre ses cheveux ça rend con). J’y suis allée deux semaines plus tard, pas lavée du crâne depuis 3 jours (c’est une recommandation du Centre), dans un état de self satisfaction plutôt ras-les-paquerettes.

La fille de l’accueil affiche une crinière insolente, genre pub pour Head&Shoulders ; l’espace de 10 minutes, elle a cristallisé toute ma haine. Ton amie plus vraiment chômeuse, qui d’ordinaire est une fille vraiment sympa (je te jure), s’est trouvée à lui dire d’un ton aigre : « Et je vais attendre combien de temps comme ça ?! ». Alors que j’étais moi-même arrivée avec 10 minutes de retard.

Ensuite, une dame avec des yeux bicolores (pas vairons, bicolores, c’est à dire que chaque œil est moitié bleu moitié marron, c’est dingue) m’a tendue la main en disant « Bonjour, je vais m’occuper de vos cheveux ». Cette heureuse prédiction ajoutée à sa couleur d’yeux complètement démente m’ont donné envie de me jeter à ses genoux en pleurant de reconnaissance. Dans un petit bureau, elle a commencé à me caresser la tête en me posant plein de questions sur mes habitudes de toilette, ma pilule et tutti quanti. C’était super agréable, et je me suis demandée s’il y avait beaucoup de pervers du cuir chevelu qui venaient faire établir des diagnostics juste pour le kif du contact de ces mains expertes.

Au fond de mon cœur j’espérais un peu que la dame aux yeux bioniques me dirait : « Mais vous avez des cheveux magnifiques, il n’y a aucun problème », suivi, peut-être, de « déshabillez-vous ». En fait de ça, elle a dit : « Vous avez bien fait de venir ». Elle m’a expliqué que mon follicule pileux tirait grave la tronche, que ce serait sans doute de pire en pire, que chaque cheveu qui tombe serait remplacé par un cheveu plus faible. Un genre de Darwin à l’envers, avec ma tête pour théâtre. Elle m’a montré mon cheveu au microscope, on aurait dit un ver de terre fatigué implorant qu’on le laisse mourir.

A ce stade, j’attendais avec impatience la suite : « Mais heureusement Clauderer a la solution ! ». Elle m’aurait proposé un fertilisant pour plantes vertes, je l’aurais accepté avec gratitude. A peu de choses près, c’est ce qu’elle a fait. Sauf qu’elle a pris la peine de dire, en plus, que les résultats étaient loin d’être garantis.

Ami lecteur, mes cheveux sont pourris, j’avais raison. Pourtant, il n’est pas certain que j’aie prouvé à la face du monde que je n’étais pas folle, si l’on considère que j’ai du échelonner sur trois mois le paiement d’un traitement à base d’huiles essentielles qui puent à 10 000 mètres. Si on ajoute que chaque shampoing sera désormais précédé d’un auto-massage du cuir chevelu suivi d’une pause d’au moins 30 minutes de la mixture qui pue, je crois que malheureusement, je rate ma chance d’être adoubée par les gens sains d’esprit.

A l’heure où j’écris ces lignes ami lecteur, j’ai la tête qui sent le suppo, et je me sens triste. Je ne veux pas être chauve, j’ai encore trop de nattes, de chignons, de couleurs ratées et de queues de cheval à vivre. En plus on est dimanche soir.

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Ton amie chômeuse a des anecdotes de boulot (2)

23 août 2011

solitude

Au bureau (plus qu’ailleurs), les gens ne veulent surtout pas passer pour des cons. Il ne s’agit pas seulement de s’éviter une humiliation passagère : il en va d’un métier, d’une carrière, de l’accomplissement karmique de tout un chacun. Ton amie plus vraiment chômeuse n’échappe pas à cette règle d’or. C’est pas le moment de révéler au grand jour qu’on est un peu dyslexique, qu’on n’a jamais vraiment compris ce qu’était le CAC40 ou qu’on ne sait pas qui est MACHIN.

« Machin», c’est le nom qui a fusé un jour en réunion, et dont tout le monde s’est accordé à dire que c’était l’homme de la situation. Devant ces hochements de tête unanimes et énergiques, ton amie plus vraiment chômeuse a jugé qu’il n’était pas nécessaire de risquer l’outrage en levant la main pour demander qui était Machin. Elle s’est plutôt jointe au concert d’approbations en se disant qu’un petit tour sur Google se chargerait de lever le malentendu.

Et la plupart du temps, le petit tour sur Google est amplement suffisant : ton amie chômeuse réalise avec (discrète) stupéfaction qu’on peut avoir vécu près de 30 ans en ignorant parfaitement l’existence de Bidule, par exemple. Mais parfois, parfois… Google ne suffit pas. Pour peu que Machin ait un nom un peu exotique (c’est souvent le cas), ton amie chômeuse espère que le robot sera suffisamment malin pour se charger de remettre les lettres dans le bon ordre.. Mais ce jour-là, catastrophe, Google ne comprend pas. Google, ce sadique, se répand en suggestions idiotes, en variété de papillons, en forums sur les maladies infantiles, mais ne révèle pas le nom de l’homme de la situation. Celui dont je suis censée trouver le numéro de téléphone dans les 10 minutes. Google me lâche, Google m’abandonne à mon destin tragique.

Comme tout le monde dans ce genre de situation, ton amie plus vraiment chômeuse a songé à simuler un malaise cardiaque (j’ai appris à le faire à la Croix-Rouge). Chute de chaise, ambulance, observation à l’hôpital, pendant ce temps quelqu’un d’autre se charge d’appeler Machin, et pouf, tout rentre dans l’ordre. Pourtant, il restait encore une ruse à tenter. Grâce à la recherche sur Google, ton amie chômeuse a appris l’existence de TRUC. Truc est parfaitement au fait des questions qui nous intéressent, d’ailleurs, il a écrit 16 bouquins sur le sujet, bref, il pourrait bien faire l’affaire (et tirer ton amie chômeuse de l’embarras).

La tactique est simple, elle consiste à passer devant le bureau de grand chef d’une démarche nonchalante, de faire mine d’être frappée d’une idée au moment de passer devant sa porte : « Ah et au fait, si on appelait plutôt Truc pour notre affaire ? »… « Non, non, appelle Machin, c’est mieux, il est beaucoup plus connu », « C’est vrai, tu as raison, j’y vais tout de suite ». Les mots sont sortis tous seuls. C’est la loi du “je ne veux pas passer pour un(e) con(ne)”, ça rend… con.

Dépitée, ton amie plus vraiment chômeuse est retournée à son bureau en se maudissant, elle et sa famille. Comment, maintenant, oser retourner dans le bureau de Grand Chef pour un éclaircissement ? Comment se pointer en disant « Tu vas rire, mais en fait, je sais pas qui c’est. J’en ai même jamais entendu parler » ? Je n’avais plus qu’à changer de pays, ou à me suicider, ce qui aurait le mérite de me fournir une excuse imparable. Ou bien prétendre que c’est Machin qui est mort ? Faire publier une annonce dans la rubrique nécrologique du journal et venir la présenter d’un air grave à Grand Chef ? Impossible sans connaître l’orthographe du nom du bonhomme. J’étais fichue.

Quand soudain, un miracle : ma collègue A., qui depuis cet instant béni m’apparaît toujours auréolée de lumière, glisse un morceau de papier devant moi : dessus, un nom et un numéro de téléphone. « Tiens, je suis tombée sur le contact de Machin, si ça peut te faire gagner du temps ». AAAAAAAAAAAAAAALELLUIA. ALLELUIA. ALLE_LUIA.
« Ah, ouais, merci, c’est cool. »

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Ton amie chômeuse découvre le monde

15 août 2011

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Leçon n°1 : le monde est misogyne

Quand elle était au chômage, ton amie en a un peu chié, si l’on veut, sur le plan financier. Elle a aussi du avaler quelques difficiles révélations métaphysiques (la vie n’a pas de sens, je ne suis qu’une coquille vide, d’ailleurs, je n’existe pas vraiment). Mais, pendant ces deux ans, elle a aussi été extrêmement préservée de la bêtise et de la méchanceté (de l’avantage de rester enfermée chez soi).

Depuis que je sors, je m’étonne de beaucoup de choses (ami lecteur/ermite : le léopard est revenu à la mode), et notamment de la persistance de certains à vouloir me faire remarquer que je suis une femme. Ça ne m’avait pas échappé, voyez-vous, rapport aux deux énormes protubérances sur mon buste (j’exagère à peine). Mais certains s’évertuent à souligner ma féminité et à en faire la cause des maux les plus variés.

Par exemple : bloquée par un camion de déménagement, ton amie plus vraiment chômeuse manœuvrait une voiture en marche arrière. Pourquoi diable le propriétaire du camion s’est-il senti obligé de se lancer à mon secours pour me guider, faisant de grands moulinets avec ses bras pour m’indiquer que la voie était libre, levant ses pouces devant ma dextérité… Bizarre. A la fin de l’aventure, il s’est adressé à mon voisin (un mâle), pour dire : « Ah, ça ! Les femmes au volant, je vous jure ! ». J’aurais pu répondre que mon voisin, tout testostéroné qu’il est, n’a pas son permis, mais j’ai préféré m’en tenir là.

Par exemple bis : ton amie plus vraiment chômeuse a deux passions : le ping-pong et la pétanque. Quand, un soir d’été, le grand-père de M. le béni est venu proposer une ptite partie, j’ai bondi sur mes pieds en hurlant « moi moi moi moi ! », comme de bien entendu. André et Gérard, les voisins, étaient déjà sur le terrain. Apparemment, je n’étais pas la personne qu’ils attendaient.

J’ai bien grillé quelques regards gênés au moment de déterminer les équipes, mais je n’ai pas voulu céder à la paranoïa. Finalement, André n’a pas eu à se plaindre de ma performance. Mais Gérard, lui, attribuait tous mes bons coups aux grâces de la Vierge Marie : « c’est incroyable, elle ne vise même pas, et elle tombe sur le cochonnet ! ». Pour Gérard, c’était clair, je lançais mes boules au hasard. Pourquoi ? Parce que je suis une femme.

Par exemple encore : En rendez-vous professionnel, j’ai fait la connaissance de Robert. Je ne sais pas si je dois m’en flatter ou m’en inquiéter, mais après une heure d’entretien, Robert avait visiblement oublié qu’il avait affaire à un membre du sexe faible. Si bien qu’à la fin, quand j’ai proposé de rassembler les tasses de café vides sur le plateau, Robert a répondu avec un naturel confondant : « Non non, laissez, j’me suis pas marié pour rien quand même, elle va le faire ». Elle, c’était sa femme. Et moi qui me demandais pourquoi elle n’avait pas été invitée à se joindre à nous.

Amis lecteurs, attention (souviens-toi que tu as lu ce scoop sur www.monamiechomeuse.com) : la misogynie existe encore. Si. Je sais. Ca te la coupe. Moi non plus au début je n’y ai pas cru. I know.

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Ton amie chômeuse a des anecdotes de boulot

17 juin 2011

poulain

Une fois n’est pas coutume. Dans ce billet, ton amie plus vraiment chômeuse ne va ni râler, ni regretter le temps béni où elle se levait à midi avec la sieste de 15H pour seule perspective (quoique… me voilà déjà nostalgique). Soyons positif : la vie de bureau, parfois, c’est fun.

Ca permet de diversifier les anecdotes à raconter le soir par exemple. Parce qu’arrive un moment où même les potes les plus patients en ont ras-le-bol des histoires de Lavomatic (« Et là, truc de ouf, y avait plus de gobelet, et la lessive en poudre tombait dans le vide tu vois, du coup je l’ai prise dans mes mains. Comme à Fort Boyard. Tu vois ? »). Pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, je m’en vais raconter mes anecdotes de bureau.

Ce jour-là, ton amie chômeuse a surpris une conversation téléphonique entre sa collègue L. et son mec. Difficile de reconstituer le dialogue avec précision, mais en tout cas, il s’agissait de chatons venant de naître, et des moyens à mettre en place pour les nourrir. Ton amie chômeuse, sympa, s’est acquittée des félicitations de rigueur. Lorsque j’ai croisé la collègue en question le lendemain dans les toilettes, je lui ai demandé des nouvelles de ses nouveaux colocs. Normal.

C’est là que L. m’apprend qu’un cinquième chaton est né dans la nuit, 24H après les quatre autres. Qu’est-ce qui m’a pris, je ne sais pas, on venait d’apprendre qu’une de nos collègues était enceinte, ce n’est pas une excuse, toujours est-il que je me suis entendue faire cette blaguouse incroyablement naze : « Ah bon ? J’espère que ça n’arrive pas aussi chez les humains ? ». (…). (Ici je rappelle pour ma défense que c’était une conversation de chiottes).

Et là, catastrophe, L. comprend de travers, et me répond : « Oh non, je ne crois pas que ça arrive chez les juments… Pourquoi ? Tu vas avoir un poulain ? ». La réponse sensée à cette question aurait été : « Non, pas « jument » « z’humains »… C’était une blague pourrie, pardon ». Et bien crois-le ou non ami lecteur, ce qui est sorti, c’est : « … Oui. Oui oui, je vais avoir un poulain. Mais il va habiter à la campagne, évidemment ».

Et me voilà coincée ami lecteur. Obligée de m’inventer une vie de passionnée d’équitation, contrainte de mettre une photo de poulain en fond d’écran, échangeant des œillades complices avec ma consœur amie des bêtes. Tout ça parce que je n’ai pas eu le courage d’expliquer une vanne de merde. C’est très contraignant au quotidien, mais c’est une meilleure anecdote que celle du Lavomatic. Je vois le verre à moitié plein t’as vu. J’ai changé.

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Ton ami intermittent est allé au Manoir de Paris

29 mai 2011

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Oyez, 2ème billet de l’ami intermittent, qui exécute ici une requête maintes fois formulée depuis quelques semaines par les clients de MAC. Mon ami intermittent, qui contrairement à moi-même, n’est pas une couille molle, s’est lancé. Qu’il soit remercié de son audace et de sa témérité.

Voici donc son récit !

Découvrez les légendes sombres qui vous attendent au Manoir de Paris… Suivez le parcours unique et effrayant. Vous serez hantés par ses mystères… Explorez la grotte du fantôme de l’Opéra. Laissez-vous tenter par la tourte du boulanger sanglant. Échappez au couteau du tueur à gages des Médicis ! Muhahahaha !

Dans une ancienne manufacture de faïence pour mosaïque, un américain à eu l’idée géniale d’ouvrir ce “musée de l’horreur”. Il s’agit de 13 pièces à visiter reprenant les légendes urbaines parisiennes. Mais ce n’est pas une simple visite !!
Interdit au moins de 10 ans (et bientôt relevé à 12), des comédiens déguisés et superbement maquillés s’amuseront à vous faire peur, en vous sautant dessus, en vous bloquant contre un mur, en faisant semblant de vous mordre, etc. Bien entendu, il leur est totalement interdit de vous toucher !

Attention, âmes sensible, s’abstenir, au risque de faire pipi dans sa culotte !

Ton ami intermittent est grand fan de film d’horreur et de genre. Naturellement, depuis j’ai entendu parler du Manoir de Paris, je trépigne d’impatience d’aller y jeter un œil. Avec 4 amis, eux aussi amateurs d’horreur (et donc habitués), nous prîmes donc notre courage à deux mains et nous rendîmes au temple de la peur.

L’arrivée dans ce magnifique lieu de la rue du Paradis laisse bouche bée. L’endroit est classé et l’architecture fait vraiment penser à un manoir en plein Paris. Aussitôt, Archibald (sorte de majordome au visage déchiqueté) nous accueille dans la rue en tentant de nous mordre. “Euh… Prenez un chewing gum Archibald”.

C’est alors que la pression monte. S’enfonçant dans l’allée en nous dirigeant vers la billetterie, nous entendons des cris d’effroi à nous glacer le sang. C’était une future spectatrice faisant la queue, qui venait de se faire sauter dessus par Camille, l’assistant du Comte du manoir, frère jumeau de Damien, le fils du diable (cf The Omen).

Un bref regard vers mes amis me conforte car je vois que la même pensée leur traverse l’esprit : que faisons-nous là ?

Nous achetons nos billets, commençons la lecture de la brochure expliquant les différentes légendes que nous allons croiser au cours de notre aventure, tout en jetant un œil constant par dessus notre épaule, histoire de voir quand Camille et Archibald arrivent dans notre dos.

“Eh les mecs… what happens in le Manoir, stays in le manoir, ok ?”
“Et si on mettait la fille devant ? C’est toujours vers la fille qu’ils vont aller non ?”
“AAAaah !!! Ah non mais t’es con, j’ai cru que c’était Archibald”

L’attente fut un mélange de peur et de franche rigolade… Mais quand le mec de l’accueil nous ouvre la porte du parcours en criant “Viande fraiche !” nos cœurs se sont arrêtés de battre quelques secondes…

Pénétrant dans le parcours en poussant la fille devant nous, tout en prenant le temps de nous habituer à l’obscurité, un squelette nous saute dessus pour nous raconter l’histoire de Philibert Aspairt, perdu dans les catacombes qui finit par se manger la main… Miam !

De pièce en pièce, de légendes en légendes, de peurs en peurs, nous avançons doucement, prenant le soin de scruter chaque recoin de décors à l’affût du comédien qui nous sautera dessus.

Je ne vais pas vous en raconter plus, il ne faut pas gâcher la surprise. Je dirais simplement que si vous voulez rigoler, allez y en groupe. Si vous voulez vous faire peur, allez y à deux. Quoiqu’il en soit, jouez le jeu !! Discutez avec les comédiens plutôt que de partir en courant dans l’autre salle. Admirez les décors et le jeu de lumière. Prenez le temps de vous faire peur !

Mais à la fin du parcours, malgré quelques frayeurs et quelques fous rires (oui, les films d’horreur font rire ton ami intermittent plutôt que crier), nous avons malgré tout eu le sentiment qu’ils auraient pu/du aller plus loin. Pourquoi ne pas nous mettre un bleu de travail et voir ce zombie nous vomir dessus ? Pourquoi ne pas nous faire ramper d’une pièce à l’autre par un petit trou pour exacerber la claustrophobie ? Pourquoi ne pas voir une tête se faire décapiter dans cette guillotine ?

En discutant, nous avons pu obtenir quelques informations.

Apparemment, les législations françaises (interdiction au mineur, accessibilité aux handicapés, etc) et le classement monument historique du lieu ont mis des bâtons dans les roues à notre entrepreneur américain. Le concept du manoir existe déjà en Angleterre et aux USA. Celui des USA est interdit au moins de 18 ans et il est en effet beaucoup plus gore et plus claustrophobique. Et il fonctionne du tonnerre puisqu’il récolte quelques millions de dollars de bénéfice avec une ouverture saisonnière. Dommage… Cela explique peut-être aussi pourquoi les films de genre français sont rarement de qualité ?

Mais bon, ton ami intermittent a malgré tout bien rigolé et passé une super soirée ! Les trouillards et les courageux auront tout de même des émotions fortes, et au pire, vous vous amuserez comme des gamins. J’y retournerai donc avec plaisir, surtout lorsque le second étage sera ouvert…

Infos : http://lemanoirdeparis.fr
Prix : 20€ (oui c’est cher ! Mais dites vous que vous allez voir un spectacle avec des comédiens et non un musée)
Ouverture : Vendredi - Samedi - Dimanche de 15h à 20h (mais restez alerte pour les ouvertures événementielles en nocturne)
Adresse : 18 rue du Paradis - 75010

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Ton amie instit’ balance les perles de ses élèves

9 mai 2011

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Billet d’invité(e)

Ami lecteur, voici donc le billet de mon amie M., institutrice de son état et presque glandue par nature. J’aime tellement ses “status” sur Facebook que je lui ai proposé de nous en faire un florilège. (Perso, je rêve toujours de faire une balayette laser à quelqu’un depuis que je sais que ça existe.)

….

Je suis professeur des écoles et n’appartient donc ni à la catégorie « chômeur », ni à celle « d’intermittent » MAIS j’ai environ 15 semaines de vacances par an et touche un maigre salaire… Ma présence sur le blog de MAC n’est donc pas complètement saugrenue!

J’enseigne dans le 19e depuis 3 ans avec des classes de CM1/CM2, mes élèves ont donc à peu près 9/10 ans…

Les enfants sont comme vous et moi, mais en plus petits.

Ils se posent des questions existentielles :
« Maîtresse, moi je ne comprends pas pourquoi ma grande soeur se maquille, se parfume, se fait belle….tout ça pour rester à la maison…? »

Ils essaient de gérer leurs conflits :
« Ben ouais maîtresse, je l’ai péfra parce que lui m’avait péfra avant. Dans ma maison, c’est ça la règle: tu me péfra, j’te péfra! »

Ils apprennent à communiquer :
« Elle pleure parce qu’elle était sur notre terrain de foot alors je l’ai poussée, je l’ai insultée et après je lui ai fait une balayette laser »

Ils tentent de sauver notre planète :
« Maîtresse, hier avec mes copines on a crée une association et on a fait plein d’affiches et aussi on vous a fait un badge « SOS PD! »…ca veut dire « Au secours Planète en Danger »! »

Ils se font mal :
« Aie maîtresse!! Je me suis enfoncée ma pointe de compas dans l’oreille, ca fait mal !!!! »

Ils cherchent des informations sur internet et sont parfois surpris des résultats :
« Maîtresse, pour notre exposé sur l’évolution des moyens de transport, on a tapé « ticket de métro » sur google images et ben….heu..hihihihi…en fait, on a pas trouvé des tickets de métro…hihihi »

Ils s’efforcent de trouver des solutions pour se simplifier la vie :
« Maîtresse, quand je lis la mythologie grecque, le prénoms sont trop durs alors je les change dans ma tête. Par exemple, Agamemnon, je l’appelle Jean-Pierre ! »

Parfois, ils pensent avoir compris alors qu’en fait ce n’est pas le cas :
« Maîtresse, avant on utilisait « point » à la place de « pas », c’est ça ?
Alors, pour dire « papa », avant on disait « pointpoint »?
»

Ils commettent des erreurs :
« Ben, je suis entré dans la classe pendant la récréation, j’ai pris la boite avec l’argent dedans, je l’ai cachée et après on s’est partagé tout ce qu’il y avait dedans…. mais maintenant j’ai plus les 250 euros… j’ai tout dépensé… j’ai acheté des vêtements. »

Ils ne maîtrisent pas certaines expressions de la langue française :
« Les enfants, vos parents seront les invités de marque de notre petite exposition photo »
« Maîtresse, c’est qui Marc ?
»


Voilà en quelques lignes un aperçu de mon quotidien d’instit !
Et je terminerai en reprenant les paroles de feu Jacques Martin: « les enfants sont formidables ! ».

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Ton amie chômeuse redécouvre le blues du dimanche soir

27 mars 2011

dimanche

Au final, ton amie n’est pas si mécontente de son statut de « plus vraiment chômeuse ». Il faut le reconnaître, le fait de travailler présente des avantages. D’abord, mes employeurs philanthropes ont eu soin de m’éviter une transition trop brutale en faisant de moi une travailleuse précaire (CDD et salaire minimum). Sympa.

Ensuite, je n’ai plus à réfléchir à la manière dont je souhaite occuper ma journée. Quiconque s’est déjà réveillé en se disant « Quelle chance de pouvoir disposer de mon temps, de ma liberté, que dis-je, de ma vie ! » pour finir vautré devant Gossip Girl saura de quoi je parle. Pour moi, le temps de la déception est révolu. Je n’ai plus l’occasion de me désespérer de mon apathie ou de mon manque d’intérêt pour le monde qui m’entoure. Loin des interrogations métaphysiques matinales, je me lève, je vais bosser. Simple. Authentiquement reposant.

Il y a une chose en revanche que j’avais complètement oubliée. Un état qui est remonté des tréfonds du temps, un sentiment de spleen tout droit revenu de l’époque où il fallait faire son cartable, préparer ses vêtements, relire une dernière fois sa poésie pour « dormir dessus ». Cette chose terrible, c’est le blues du dimanche soir.

Quand on est au chômage, les conventions calendaires n’existent plus, ou si peu, juste pour conserver une vague conscience de l’emploi du temps des autres. Le dimanche est un jour comme les autres, ni plus ni moins déprimant. Plutôt moins d’ailleurs, puisqu’il permet de regarder de loin les travailleurs qui rentrent chez eux la tête basse, à une heure qui se veut raisonnable, parce qu’hélas « demain, il y a école ».

Quelle saloperie que le blues du dimanche soir. Bien sûr, il est le contrepoint direct du repos de l’esprit que j’évoquais plus haut, de cet éternel recommencement qui interdit toute question un peu sensible (ex : « mais qu’est-ce qu’on fout là ? »).

Le dimanche, la routine rassurante de la semaine se transforme en insondable angoisse. Il suffit de la briser pendant deux petits jours, et paf, la voilà qui se retourne brutalement pour montrer son affreuse trombine. Le fait de savoir que le week-end reviendra la semaine prochaine n’est en aucun cas une consolation. Le dimanche, on est inconsolable. On se dit « Vais-je passer mes semaines à attendre le retour du week-end ? Combien de temps ce cirque va-t-il durer ? ». Le dimanche sonne le retour des questions sensibles, qui ne savent éclore qu’en dehors des périodes de travail.

J’ai essayé toutes les parades. La grasse matinée du dimanche, le petit-déjeuner qu’on fait durer jusqu’à 16H, le cinéma du dimanche… J’ai même tenté de maquiller le dimanche en samedi (il faut pour cela aller se promener dans le Marais, où les boutiques sont ouvertes, ce qui donne l’illusion du samedi -pour un temps). Depuis que j’ai la télé, je suis allée jusqu’à risquer l’émission du dimanche soir (oserais-je l’avouer ?),  Zone Interdite. Rien à faire. Le blues du dimanche résiste à toutes les combines. Dès 14H, il s’insinue comme un gaz perfide dans les emplois du temps les mieux rodés.

Conclusion : le travail, c’est bien, mais il ne faut surtout pas s’arrêter. Pas de week-ends, pas de vacances. Voilà la solution. Ah ça, il ne fallait pas attendre de conclusion heureuse, ami lecteur. Tu sais quel jour on est ? Ben voilà.

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