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Ton amie chômeuse redécouvre le blues du dimanche soir

Dimanche 27 mars 2011

dimanche

Au final, ton amie n’est pas si mécontente de son statut de « plus vraiment chômeuse ». Il faut le reconnaître, le fait de travailler présente des avantages. D’abord, mes employeurs philanthropes ont eu soin de m’éviter une transition trop brutale en faisant de moi une travailleuse précaire (CDD et salaire minimum). Sympa.

Ensuite, je n’ai plus à réfléchir à la manière dont je souhaite occuper ma journée. Quiconque s’est déjà réveillé en se disant « Quelle chance de pouvoir disposer de mon temps, de ma liberté, que dis-je, de ma vie ! » pour finir vautré devant Gossip Girl saura de quoi je parle. Pour moi, le temps de la déception est révolu. Je n’ai plus l’occasion de me désespérer de mon apathie ou de mon manque d’intérêt pour le monde qui m’entoure. Loin des interrogations métaphysiques matinales, je me lève, je vais bosser. Simple. Authentiquement reposant.

Il y a une chose en revanche que j’avais complètement oubliée. Un état qui est remonté des tréfonds du temps, un sentiment de spleen tout droit revenu de l’époque où il fallait faire son cartable, préparer ses vêtements, relire une dernière fois sa poésie pour « dormir dessus ». Cette chose terrible, c’est le blues du dimanche soir.

Quand on est au chômage, les conventions calendaires n’existent plus, ou si peu, juste pour conserver une vague conscience de l’emploi du temps des autres. Le dimanche est un jour comme les autres, ni plus ni moins déprimant. Plutôt moins d’ailleurs, puisqu’il permet de regarder de loin les travailleurs qui rentrent chez eux la tête basse, à une heure qui se veut raisonnable, parce qu’hélas « demain, il y a école ».

Quelle saloperie que le blues du dimanche soir. Bien sûr, il est le contrepoint direct du repos de l’esprit que j’évoquais plus haut, de cet éternel recommencement qui interdit toute question un peu sensible (ex : « mais qu’est-ce qu’on fout là ? »).

Le dimanche, la routine rassurante de la semaine se transforme en insondable angoisse. Il suffit de la briser pendant deux petits jours, et paf, la voilà qui se retourne brutalement pour montrer son affreuse trombine. Le fait de savoir que le week-end reviendra la semaine prochaine n’est en aucun cas une consolation. Le dimanche, on est inconsolable. On se dit « Vais-je passer mes semaines à attendre le retour du week-end ? Combien de temps ce cirque va-t-il durer ? ». Le dimanche sonne le retour des questions sensibles, qui ne savent éclore qu’en dehors des périodes de travail.

J’ai essayé toutes les parades. La grasse matinée du dimanche, le petit-déjeuner qu’on fait durer jusqu’à 16H, le cinéma du dimanche… J’ai même tenté de maquiller le dimanche en samedi (il faut pour cela aller se promener dans le Marais, où les boutiques sont ouvertes, ce qui donne l’illusion du samedi -pour un temps). Depuis que j’ai la télé, je suis allée jusqu’à risquer l’émission du dimanche soir (oserais-je l’avouer ?),  Zone Interdite. Rien à faire. Le blues du dimanche résiste à toutes les combines. Dès 14H, il s’insinue comme un gaz perfide dans les emplois du temps les mieux rodés.

Conclusion : le travail, c’est bien, mais il ne faut surtout pas s’arrêter. Pas de week-ends, pas de vacances. Voilà la solution. Ah ça, il ne fallait pas attendre de conclusion heureuse, ami lecteur. Tu sais quel jour on est ? Ben voilà.

Ton amie chômeuse dans ta télé (sur Internet quoi…)

Lundi 23 novembre 2009

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Attution, attution, ami lecteur, le suspense a assez duré, je vous les ai fait miroiter à coups d’annonces, de spoilers et de procédés marketing tous plus honteux les uns que les autres, il est temps de révéler…

Les FILMS Mon Amie Chômeuse !

1er volet des aventures de M.A.C. (dont le réalisateur Chris Schepard -ouais ça y est je balance les noms là- espère secrètement qu’elles détrôneront les histoires de Martine) : ton amie chômeuse tente de nouvelles expériences.

Il y a trois vidéos qui s’enchaînent et que vous pouvez regarder jusqu’à plus soif sur ma chaîne You Tube (ça déconne plus du tout, ton amie chômeuse est à deux doigts de racheter Vivendi).

Gros, gros budget pour ces productions aux effets spéciaux à couper le souffle, une équipe de planneurs stratégiques dédiée, des centaines de figurants, mais tout ça ne prendra sa véritable mesure que si tu fais tourner, ami lecteur.

Ton amie chômeuse t’encourage vivement à pourrir les boîtes mail de tes collègues, à harceler ta famille, à implorer tes amis, pour qu’ensemble, nous fassions du chômage le stade ultime de la coolitude.

La semaine prochaine, nous publierons une autre vidéo, et la semaine d’après, je te le donne en mille, nous en publierons encore trois, ce sera une sorte de fête ininterrompue et grandiose. Donc voilà pour le premier opus, et pour la suite, rendez-vous lundi prochain !