Archive pour le mot-clef ‘parisien’

Ton amie chômeuse réclame moins de pression

Samedi 19 mars 2011

lapins

Cette semaine, ton amie plus vraiment chômeuse a cru apprendre une bonne nouvelle en lisant Le Parisien : faire l’amour trois fois par semaine prévient certaines maladies, comme le cancer, tiens, cette vieille charogne qui a décimé les femmes de la famille MAC.

Enfin une proposition réjouissante, me dis-je, moi qui croyais que la seule issue était de boire 9 litres de thé vert par jour (ce Servan-Schreiber a plusieurs vessies pour livrer pareils conseils). Quand soudain : le doute (encore lui).

Admettons que cette recommandation fonctionne pour les personnes vivant en couple (ET ENCORE - rien de plus pénible que quelqu’un qui compte le nombre d’ébats pour vérifier que tout va bien, que sa vie sexuelle est bien dans la norme- je le sais parce que j’étais comme ça avant, la faute à Biba), admettons.

Quid des célibataires ?! Les pauvres vivent déjà avec cette terrible injonction de consommer cinq fruits et légumes par jour, alors que les célibataires, par essence, ne consomment ni fruits ni légumes, mais plutôt pizzas de la veille et pâtes à réchauffer dans des boîtes en carton. Bien souvent, ils n’osent pas dire que c’est une grosse murge à la Guinness qui a remplacé le moment gastronomique et convivial plébiscité par les couples et les familles.

Non contents de devoir remplacer les Granolas par des barquettes aux fraises pour satisfaire aux recommandations du ministère de la santé, les célibataires devraient en outre dégoter trois culs par semaine pour échapper à la maladie mortelle !

Terrible pression, qui risque de transformer nos rues en véritables lieux de débauche sanitaire. On copulera sous les porches en bouffant des brocolis, tout ça pour ne pas laisser les seuls couples jouir d’une santé arrogante.

Et ben du coup, vu comme ça, je trouve ça aussi injuste qu’angoissant. J’invite les médecins qui se sont rendus coupables de cette sortie à préciser que vingt minutes de marche à un rythme un peu soutenu produisent les mêmes bénéfices pour le cœur. Et beaucoup moins de dommages collatéraux.